Les rendements du Trésor américain ont dicté le tempo des derniers jours et restent le fil conducteur aujourd'hui : les minutes de la Fed, publiées mercredi, ont confirmé qu'une majorité de responsables jugent une nouvelle hausse de taux appropriée d'ici la fin de l'année, ce qui a propulsé le 10 ans jusqu'à un pic de 5,35-5,37%, un sommet depuis 2002, et le 30 ans au-dessus de 5,7%, avant un repli partiel — ce stress obligataire a fait reculer les actions américaines de leurs records et pesé sur les bancaires. En parallèle, les tensions autour de l'Iran (attaques de tankers dans le détroit d'Ormuz, ouragan dans le golfe du Mexique) avaient fait flamber le brut ces derniers jours, nourrissant les craintes inflationnistes qui alimentaient elles-mêmes la hausse des yields. Le dénouement de cette semaine inverse une partie de la pression : des propos de Trump écartant une frappe sur l'Iran avant les élections de mi-mandat ont fait chuter le WTI d'environ 4% aujourd'hui, et ce malgré une baisse surprise des stocks américains de brut (-3,186 millions de barils contre +1,7 million attendu) — preuve que le narratif géopolitique l'emporte largement sur la donnée fondamentale isolée. Le baromètre obligataire confirme ce relâchement ponctuel de tension : le 10 ans cède 5 points de base à 5,23% et surtout le 2 ans recule nettement (-23 points de base à 4,42%), les probabilités de hausse Fed pour la réunion du 28 octobre retombant à 18% contre des niveaux bien plus élevés il y a quelques jours. Le VIX bas (15,4) et un Fear & Greed toujours prudent (38) traduisent un marché qui souffle après l'épisode de stress obligataire, sans pour autant effacer le régime de taux durablement élevés qui domine la toile de fond macro.
Analyse produite automatiquement à partir de sources officielles (FRED, BCE, OCDE, CFTC…).
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